Comme à Lola, en Guinée forestière, en août dernier, un mouvement de protestation a été enregistré ce mercredi 11 mars 2026 à Kankan, en Haute-Guinée, précisément dans la localité de Töron Banankö. Un cortège de femmes est descendu dans la rue pour dénoncer les conséquences de la transhumance sur leurs terres agricoles.
En larmes et visiblement éprouvées, ces femmes exigent le départ des éleveurs qu’elles accusent d’occuper et de dégrader leurs champs. Selon elles, la présence du bétail dans les zones cultivées entraîne des pertes importantes de récoltes et accentue les tensions entre agriculteurs et éleveurs.
Profondément marquées par la situation, elles interpellent les autorités afin d’obtenir justice, sécurité et une meilleure prise en compte de leur vulnérabilité. À travers des slogans tels que : « Aidez-nous, nous sommes fatiguées », elles expriment leur détresse et leur ras-le-bol face à un conflit qui dure depuis plusieurs années.
Munies de pancartes et scandant des chants de colère et de douleur, ces femmes dénoncent des actes de violences et d’injustices dont elles affirment être victimes. Cette mobilisation, pacifique mais déterminée, met en lumière la gravité d’un conflit récurrent entre agriculteurs et éleveurs, qui tarde encore à trouver une solution durable.
Amadou Diallo














