Le Général Mamadi Doumbouya, a officiellement restructuré le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme par décret ce jeudi 12 mars. Cette nouvelle architecture s’organise autour d’un cabinet renforcé de sept conseillers spécialisés, allant des questions institutionnelles à la protection de la jeunesse, et s’appuie sur des services d’appui modernisés.
On y note l’intégration stratégique d’une cellule dédiée au programme Simandou 2040, ainsi que des directions nationales clés axées sur l’administration pénitentiaire, les droits de l’homme et, de manière significative, sur la réconciliation et la réparation.
Pour garantir l’efficacité de l’appareil judiciaire, le décret place plusieurs organismes autonomes sous la tutelle du département, notamment le Centre de formation judiciaire et l’Agence de gestion des avoirs saisis. Le ministère bénéficie également de l’expertise d’organes consultatifs essentiels comme le Conseil supérieur de la magistrature et la commission nationale de l’OHADA.
Cette refonte globale vise à fluidifier la gouvernance judiciaire et à renforcer la protection des libertés fondamentales, s’inscrivant dans la dynamique de modernisation administrative prônée par les autorités de la transition.
La nouvelle architecture comprend :
1. Secrétaire général
2. Cabinet
* Un chef de cabinet
* Un conseiller principal
* Un conseiller juridique
* Un conseiller chargé des questions institutionnelles
* Un conseiller chargé de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse
* Un conseiller chargé du suivi et de la capitalisation des réformes
* Un conseiller chargé de mission
* Un attaché de cabinet
3. Services d’appui
* L’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires
* Le Bureau de stratégie et de développement
* La Cellule d’exécution des projets du programme Simandou 2040 (CEPPS 2040)
* La Division des ressources humaines
* La Division des affaires financières
* Le Contrôleur financier
* La Personne responsable des marchés publics
* Le Service communication et relations publiques
* Le Centre des ressources documentaires
* Le Service de modernisation des systèmes d’information
* Le Service accueil et information
* Le Service hygiène, santé et sécurité au travail
* Le Service genre et équité
* Le Secrétariat central
4. Directions nationales
* La Direction nationale de la justice de proximité et de la promotion de l’accès au droit
* La Direction nationale des affaires criminelles et des grâces
* La Direction nationale des affaires civiles et commerciales
* La Direction nationale de la législation
* La Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion
* La Direction nationale de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse
* La Direction nationale des droits de l’homme
* La Direction nationale de la réconciliation et de la réparation
5. Services rattachés
* Le Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires
* La Chambre d’arbitrage de Guinée
6. Organismes publics autonomes
* Le Centre de formation judiciaire
* Le Service d’advocatie judiciaire centrale
* Le Fonds d’aide juridictionnelle
* L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués
7. Organes consultatifs
* Le Conseil supérieur de la magistrature
* La Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA)
* Le Conseil de discipline














