À quelques jours de la fête marquant la fin du mois de Ramadan, les courses pour les habits de fête et autres nécessités se multiplient. C’est le constat fait par notre reporter ce vendredi 13 mars dans certains marchés de la capitale Conakry, notamment à Madina et Cosa.
Sur place, vendeurs et acheteurs tiennent le même discours : la conjoncture économique actuelle est difficile. « Il n’y a pas d’argent, les clients ne retirent pas », déplorent-ils.

Plusieurs commerçants affirment constater une baisse de la clientèle par rapport à l’année précédente. Maimouna Camara, vendeuse d’habits, regrette la rareté des acheteurs cette année: « À l’occasion de cette fête, je suis confrontée à un manque de clients. Il n’y a presque pas d’achats. Les clients se plaignent de la cherté de la vie et estiment que les prix sont trop élevés. Quand tu proposes un habit à 100 000 francs, ils demandent de réduire à 70 000 ou 60 000 francs. Parfois même, ils proposent la moitié du prix fixé. À ce niveau, tu ne peux rien gagner, tu risques même de vendre à perte », confie-t-elle.

Même constat chez Doussou Kaba, vendeuse de chaussures. Selon elle, il devient de plus en plus difficile de réaliser des bénéfices: « Actuellement, il est difficile de faire du bénéfice. Par exemple, quand tu achètes une paire de chaussures à 50 000 francs, tu as du mal à la revendre à 65 000 francs. Aujourd’hui, je n’ai rien vendu. L’année dernière, les ventes étaient bonnes, mais cette année, il n’y a presque rien. Tout le monde dit qu’il n’y a pas d’argent. Et parfois, des clients reviennent le lendemain pour dire que les chaussures sont trop grandes ou trop petites pour leur propriétaire. Ce n’est pas facile », se lamente-t-elle.

Du côté des acheteurs, la situation est tout aussi compliquée. Rencontrée au marché, Fatima Sow dit être venue acheter des habits et des chaussures pour ses deux enfants. Elle déplore la hausse des prix à l’approche des fêtes: « Cette année, comparativement à l’année dernière, les prix sont très élevés sur le marché. Je suis venue chercher des habits et des accessoires pour mes deux enfants, mais partout où je passe, c’est cher. J’ai parcouru plusieurs endroits et le constat est le même. Je me demande vraiment comment nous allons faire », s’inquiète-t-elle.

Bracelets, boucles d’oreilles, montres, lunettes et autres accessoires ne sont pas non plus épargnés par cette hausse des prix.
Marliatou Sall













