Au lendemain d’une médiation décisive à Conakry, le ministre guinéen des Affaires étrangères, le Dr Morissanda Kouyaté, a révélé la gravité extrême des récentes tensions frontalières en affirmant que la région était « à un doigt de la guerre ».
Dans une déclaration empreinte de soulagement, le chef de la diplomatie a salué l’efficacité de « l’arbre à palabres africain », cette approche traditionnelle de dialogue et de consensus qui a permis d’éteindre l’incendie diplomatique entre la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. En rendant un hommage appuyé au leadership des présidents Mamadi Doumbouya, Joseph Boakai et Julius Maada Bio, il a souligné que seule la concertation fraternelle avait pu éviter un basculement vers un conflit armé dévastateur pour le bassin du fleuve Mano.
Ce dénouement heureux, qualifié de véritable succès pour la diplomatie de voisinage, marque la fin d’une période d’incertitude majeure où la souveraineté et la sécurité régionale étaient en jeu. Alors que l’armée guinéenne entame déjà son retrait des zones sensibles, les propos du ministre confirment que le dialogue facilité par l’Union du fleuve Mano a non seulement désamorcé une crise immédiate, mais a aussi réaffirmé la primauté des solutions africaines aux problèmes africains.














