Les marchés de Conakry sont actuellement pris d’assaut par les citoyens à quelques heures de la fête du Ramadan. Parmi les denrées très prisées, il y a la viande et le poulet. Nous nous sommes rendus dans deux marchés de Conakry : celui de Sonfoniah et celui de Cosa, pour se faire une idée de l’affluence, mais surtout des prix.

Rencontré en haute banlieue de Conakry, Oumar Barry, vendeur de poulet importé, est retranché derrière son frigo : « Ahhh monsieur, les clients ne se bousculent pas car il y a eu de meilleures années. Un poulet importé se négocie (carton de 10 kg) à 310 000 GNF. La cuisse de poulet (carton de 10 kg) à 220 000 GNF. C’est fixé par le gouvernement. Maintenant, si c’est un demi-poulet chez moi ici, c’est 30 000 GNF. »

Par contre, le poulet du pays, quant à lui, se négocie entre 95 000 GNF, 100 000 GNF, voire 140 000 GNF, selon un vendeur qui veillait sur sa volaille sur la route menant vers Enta : « Ça dépend de la taille et de l’état du poulet. »

Un peu plus loin, dans le marché de Sonfoniah, sur la table et son crochet à viande, pas la moindre trace de viande. Souleymane Diallo attend son livreur qui doit arriver :
« Attendez, il vient, il est en route, mais le kilo de viande se vend à 75 000 GNF. Il n’y a plus de viande, là-bas. Si vous attendez, c’est le prix. Chez mes camarades, c’est 80 000 GNF, c’est à vous de voir. »

Au marché de Cosa toujours, entre les rails, le manque de viande est également visible. Connu sous le nom de Cenceniyah, sans même nous regarder, il déclare : « Pas de viande, mais venez vers 20 heures, le kilo est à 80 000 GNF. J’attends mon frère, il est parti à Taouyah, il est sur moto, il va venir vite. »
Amadou Diallo













