L’ancien gouverneur de la Banque centrale, Ibrahima Chérif Bah, a interjeté appel après sa condamnation en première instance par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour un présumé détournement de fonds publics.
En première instance, il avait été condamné au paiement de 10,5 millions de dollars, correspondant au montant détourné durant son mandat à la tête de la Banque centrale. Ces faits auraient été reconnus par l’intéressé dans un procès-verbal d’enquête, selon Faya Gabriel Kamano, représentant de la partie civile.
« L’acte de citation a été signifié conformément aux dispositions légales. Lorsqu’un prévenu fait appel, il doit indiquer l’adresse où les actes de procédure doivent être servis. Dans ce cas, il est réputé avoir reçu personnellement la convocation », a expliqué Faya Gabriel Kamano lors de l’audience de ce mercredi.
Selon l’avocat, cette absence répétée, sans justification légale, révèle une volonté de retarder la procédure.
Profitant de l’audience, la partie civile a demandé à la cour d’appel de revoir à la hausse le montant des dommages et intérêts, le faisant passer de 5 à 10 milliards de francs guinéens.
L’avocat a également souligné que l’ancien gouverneur disposerait d’un important patrimoine immobilier et d’investissements dans plusieurs sociétés, ce qui renforce, selon lui, l’intérêt de retarder l’exécution de la condamnation. « Si la décision avait été exécutée, il serait déjà privé des revenus locatifs issus de ses biens », a précisé Maître Kamano.
Le délibéré de la cour est attendu pour le 14 avril prochain, et la partie civile espère que sa requête sera suivie par la juridiction.
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