Le gouvernement guinéen, en collaboration avec le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), a entamé ce lundi une large campagne de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution. Cette initiative vise à informer les citoyens du contenu du texte, en amont d’un processus d’adoption qui se veut inclusif et participatif.
L’un des points majeurs et déjà source de débat, concerne l’article 5 qui redéfinit le statut des langues nationales dans l’espace institutionnel guinéen:
Article 5 : Les langues nationales et le français sont les langues officielles de la République de Guinée. Le français est la langue de travail.
L’État assure la promotion de l’enseignement des langues nationales. Il garantit la traduction des lois et des actes officiels de la République dans les langues nationales. Une loi organique définit les modalités d’application du présent article.
Cette disposition introduit un changement significatif en accordant aux langues nationales un statut officiel, au même titre que le français, tout en maintenant ce dernier comme langue de travail de l’administration.
La suite de la campagne permettra sans doute de préciser ces modalités, alors que le débat sur l’identité linguistique de la Guinée s’ouvre de manière plus institutionnelle que jamais.
Amadou Diallo














