Le ministre des affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, a officiellement remis ce mardi 8 juillet 2025, aux diplomates accrédités en Guinée le projet de nouvelle Constitution. Une étape symbolique qui marque l’engagement du pays dans un processus politique et institutionnel majeur selon Dr Morissanda Kouyaté.

Dans un discours solennel prononcé devant les représentants étrangers, le patron de la diplomatie guinéenne a salué le soutien de la communauté diplomatique, qu’il a remerciée pour sa compréhension et son accompagnement dans la conduite de cette transition. Il a tenu à souligner que ce projet constitutionnel est le fruit de la « clairvoyance, la détermination, le leadership et la persévérance » du Président de la transition, ainsi que du travail acharné du conseil national de la transition (CNT).
Revenant sur le contexte de la prise du pouvoir par le comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) le 5 septembre 2021, le ministre a rappelé que l’élaboration d’une nouvelle Constitution, « issue d’une volonté populaire », faisait partie des engagements pris dès le début de la transition. « Enfin, elle est là. Beaucoup n’y croyaient pas. Le référendum constitutionnel et les élections qui en découleront constituent le volet politique de notre fondation », a-t-il déclaré avec insistance.

Tout en célébrant l’avancée que représente ce projet, Dr Morissanda a rappelé qu’il ne fallait pas négliger l’autre pilier du processus de transition, la réconciliation nationale. Celle-ci, selon lui, se poursuit à travers un dialogue inter-guinéen inclusif, bien que plusieurs partis politiques et organisations de la société civile aient refusé d’y participer.
Le ministre a exhorté les diplomates à transmettre ce document à leurs capitales respectives, accompagné d’un message d’amitié et de coopération. « Ce document n’est pas un simple texte. Il est l’autoroute qui traverse notre pays et mène notre peuple aux droits humains, au développement, à la garantie de tous les droits », a-t-il affirmé, soulignant la volonté de la Guinée d’entrer « de plain pied dans le monde constitutionnel et dans un monde d’ordre ».

La rencontre s’est conclue par la distribution de copies du projet aux diplomates présents, représentants d’États et d’organisations internationales, marquant ainsi une nouvelle étape vers l’organisation du futur référendum constitutionnel.
Aboubacar Sidiki Camara














