Le gouvernement guinéen a franchi une étape majeure dans sa stratégie de transformation du système de santé, avec la signature officielle des contrats de construction de 50 structures sanitaires à travers les 8 régions administratives du pays. La cérémonie s’est tenue ce vendredi 11 juillet 2025, sous la présidence du Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Oumar Diouhé Bah, en présence de nombreuses autorités, dont le ministre Secrétaire général de la présidence, Général Amara Camara, et des membres du gouvernement.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du cinquième pilier du programme Simandou 2040, intitulé « Santé et Bien-être », qui vise à garantir à chaque citoyen un accès équitable, efficace et durable à des soins de qualité, quelle que soit sa situation géographique.
Dans son discours, Dr Oumar Diouhé Bah a salué la vision du Président Mamadi Doumbouya, affirmant que ce programme est l’expression concrète de son engagement à faire de la santé un droit fondamental. Il a rappelé que cette reconnaissance a été consacrée par le projet de nouvelle constitution adopté par le CNT.
« Un droit à la santé ne suffit pas sans les infrastructures nécessaires », a-t-il déclaré, soulignant la volonté du gouvernement de renforcer et moderniser les infrastructures sanitaires grâce à un financement entièrement assuré par le budget national.

Les 50 centres de santé, qui seront construits dans les zones rurales comme urbaines, visent à rapprocher les soins de santé, des populations, améliorer les indicateurs de santé communautaire et renforcer la résilience du système sanitaire face aux urgences.

Dr Bah a également qualifié ce projet de véritable acte de justice sociale, assurant qu’aucun citoyen ne sera laissé pour compte dans la Guinée de demain.
De son côté, le Ministre de la Justice, Yaya Kaïraba Kaba, représentant le Premier Ministre Amadou Oury Bah, a salué cette avancée et dit que c’est un acte fondateur d’une transformation profonde du système de santé guinéen.
« Sans santé, il n’y a ni éducation ni économie ni développement durable », a-t-il martelé, avant de s’engager au nom du gouvernement à un suivi rigoureux des travaux, du premier coup de pioche jusqu’à la livraison finale.
Le gouvernement a promis de mettre en place des mécanismes de contrôle stricts, avec des rapports périodiques, des inspections régulières et des sanctions en cas de manquement aux normes de qualité ou aux délais.
« La redevabilité n’est pas un vain mot, c’est un principe d’action qui sera appliqué avec rigueur et transparence », a assuré M. Kaba.

Il a enfin invité toutes les parties prenantes, y compris les populations locales, à se mobiliser pour soutenir et veiller à la bonne exécution du projet, rappelant que la réussite de ce chantier collectif repose sur l’engagement de tous.
Aboubacar Sidiki Camara














