Le ministère du commerce, de l’industrie et des PME a, dans un arrêté publié ce jeudi soir, procédé à la fermeture de 1.724 unités industrielles. Des acteurs de la société civile réagissent à cette décision prise par le département dirigé par Djaka Sidibe. C’est le cas du président de l’Union de défense des consommateurs de Guinée.
M’bany Sidibe salue cette décision de fermeture de ces unités industrielles spécialisées dans la production d’eau minérale. « Je vous avoue que c’est une mesure que nous apprécions, parce que qui parle d’eau, parle de la vie, parce que l’eau est très sensible dans la vie. Si déjà les gens peuvent venir mettre en place des eaux minérales et des industries sans avoir l’autorisation, sans avoir les outils nécessaires, sans avoir les autorisations préalables, ça veut dire que la question des qualités posait des problèmes. Vous savez, ça a été un cri de cœur à notre niveau. Nous avons toujours dénoncé la prolifération des eaux minérales et aussi certains utilisaient même des forages et ces forages n’étaient pas de bonne qualité », a regretté le président de l’union pour La Défense des consommateurs de Guinée.
Mbany Sidibe qui salue cette mesure appelle toutefois le ministère du commerce à aller plus loin. Il opte pour l’élargissement de cette decision à toutes les autres unités qui violent la loi en Guinée.
« Nous pensons que cette fermeture, elle peut être momentanée parce que ça va pousser tous les vrais promoteurs à non seulement se régulariser, mais aussi mettre en place un système de contrôle fiable à l’interne de ces industries. Parce que vous savez, même les questions d’emballage, quand vous prenez de l’eau, vous allez voir qu’il y a des compositions qui sont là-dedans. Le PAC, le calcium, beaucoup d’autres produits chimiques qui doivent être dans l’eau. Est-ce qu’ils ont vraiment des machines, des laboratoires de qualité pour certifier ces eaux avant que ça soit mis sur le marché ? », s’interroge president de l’union de la Défense des consommateurs de Guinée.
M’Bany Sidibe recommande au ministère du commerce de penser aussi à tous les emplois supprimés. En lieu et place d’une fermeture, le président de l’union de défense des consommateurs de Guinée souhaite donc que des mesures soient prises pour contraindre ces unités au respect de la réglementation pour qu’elles continuent leur travail.
Amadou Oury Barry














