Dans la cité de Kissi Kaba Keïta, le stade préfectoral offre aujourd’hui un visage triste et dégradant. Une partie de son mur d’enceinte, effondrée depuis près d’un an, n’a jamais été reconstruite.

Depuis, l’infrastructure se détériore à vue d’œil, gradins vétustes, terrain impraticable, déchets plastiques jonchant le sol. Ce n’est pas tout, la clôture béante expose le site à toutes sortes d’insécurité.

Ironie du sort, ce stade continue pourtant d’accueillir des rencontres sportives, générant des recettes. Les acteurs et passionnés de sport en parlent peu, comme résignés à ce triste spectacle.

MalgrĂ© l’importance de ce lieu pour la jeunesse locale, aucune mesure sĂ©rieuse de rĂ©habilitation n’est envisagĂ©e. Ă€ Kissidougou, le symbole du sport s’efface lentement, dans une indiffĂ©rence aussi choquante qu’attristante.
Amadou Diallo














