Les forces de sécurité guinéennes ont lancé une vaste offensive contre les lieux de vente et de consommation de drogue dans la capitale. Cette opération, coordonnée par la direction générale de la police nationale, s’inscrit dans une volonté affirmée de débarrasser les zones urbaines des activités criminelles liées à la vente et à la consommation des stupéfiants.
Le vendredi 18 juillet, l’intervention s’est concentrée derrière la clôture de l’hôpital national Donka. Ces baraques de fortune, connues pour abriter de nombreux consommateurs et trafiquants de drogue, ont été la cible d’une patrouille mixte dirigée par le coordonnateur des brigades anti-criminalité, son adjoint et le directeur régional de la police de Conakry.

Sur place, plusieurs occupants ont été interpellés, notamment après la découverte des baraques dans lesquelles des individus fumaient du chanvre indien. Face à la gravité de la situation, les forces de l’ordre ont incendié systématiquement toutes les installations.

Une source sécuritaire a confirmé que la gouverneure de la ville de Conakry s’est entretenue avec le Directeur Général de la Police, qui a décidé de renforcer le dispositif sur le terrain. Une machine a ainsi été envoyée pour dégager entièrement la zone, avec l’appui d’une vingtaine de pick-ups restés mobilisés jusqu’à la fin de l’opération.
Le Général de Division Djenaba Sory Camara, initiateur de cette campagne, s’est personnellement rendu sur le terrain tard dans la nuit pour s’assurer du bon déroulement des opérations. Il y a passé près d’une heure aux côtés de ses hommes.
La veille, c’est le long des rails de Cosa qui a été investi. Jusque-là considéré comme un bastion intouchable, le site a été entièrement démantelé. Plusieurs jeunes ont été arrêtés alors qu’ils consommaient de la drogue, et un présumé gros dealer a été interpellé.

Ces opérations marquent un tournant dans la lutte contre le trafic de drogue en Guinée. Selon plusieurs chefs d’unités mobilisés sur le terrain, la police est désormais déterminée à traquer les trafiquants “jusqu’à leur dernier retranchement”.
Ibrahima Sory Kandja Bangoura














