En marge de la présentation des statistiques provisoires du registre national des personnes physiques et du fichier électoral biométrique, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a apporté des précisions sur la nature de la campagne de vulgarisation autour du projet de nouvelle constitution.
Selon le chef du gouvernement, il ne s’agit pas d’une campagne de débat politique, mais plutôt d’une démarche pédagogique visant à permettre aux citoyens de s’approprier le contenu du texte constitutionnel. « Cette vulgarisation n’est pas une campagne, disons, de débat autour du projet constitutionnel », a-t-il précisé. L’objectif est que « l’ensemble du corps social, les partis politiques, tout le monde, pratiquement tous les Guinéens, puissent lire le texte, y réfléchir, se poser des questions légitimes ».
Cette étape précède la campagne référendaire officielle prévue pour la fin du mois d’août. Elle vise à créer un climat propice à une discussion ouverte et éclairée sur le contenu de la future constitution, dont le Premier ministre souligne les avancées significatives.
Parmi les innovations majeures du projet, Bah Oury a mis en avant, l’introduction du droit de pétition pour les citoyens, une disposition rare dans les constitutions africaines. Il s’agit, selon lui, d’un pas important vers « une démocratie nouvelle qu’il faudra réinventer », appelant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à s’approprier cette dynamique.
Il a également tenu à rassurer quant au rôle des partis politiques et de la société civile, régulièrement accusés d’être « marginalisés » durant la transition. « C’est reconnu dans ce projet que les partis politiques, la société civile, sont parties intégrantes et ont un rôle constitutionnellement établi », a-t-il insisté, balayant les inquiétudes sur un éventuel étouffement de l’expression démocratique.
Par ailleurs, le Premier ministre a souligné la volonté du texte constitutionnel d’instaurer un équilibre institutionnel, essentiel selon lui, pour éviter tout blocage ou dérive autoritaire. « Les institutions doivent prôner à tout moment l’équilibre », a-t-il conclu.
Aboubacar Sidiki Camara














