Fidèle à sa ligne politique nationaliste et conservatrice, le président Donald Trump a officiellement annoncé le retrait des États-Unis de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La décision a été confirmée ce mardi 22 juillet 2025, par Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, qui a dénoncé une organisation « clivante », selon elle alignée sur des idéaux « wokes » contraires aux valeurs américaines.
« Le président Trump a décidé le retrait des États-Unis de l’UNESCO qui soutient des causes culturelles et sociales wokes et clivantes, en total décalage avec les politiques de bon sens pour lesquelles les américains ont voté en novembre », a-t-elle déclaré lors d’un point presse.
Cette décision fait suite à un rapport commandé en février dernier par la Maison-Blanche, qui s’interrogeait sur la pertinence de l’implication américaine dans l’organisation onusienne. Donald Trump avait alors exigé que l’analyse explore l’éventuelle présence d’un « sentiment antisémite ou anti-israélien » au sein de l’institution.
Le rapport final met en cause plusieurs programmes de l’UNESCO, notamment ceux liés à la diversité, à l’équité et à l’inclusion. Parmi les initiatives visées le « kit antiracisme » publié en 2023, qui appelait les États membres à renforcer leurs politiques de justice sociale, et le programme « Transforming MEN’talities », visant à remettre en question les normes traditionnelles de genre.
L’administration Trump considère ces actions comme symptomatiques d’un virage idéologique « militant » de l’organisation.
Ce retrait marque une nouvelle étape dans la volonté du président Trump de recentrer la politique étrangère américaine sur des priorités nationales et de se distancier des institutions multilatérales jugées trop progressistes.
Aboubacar Sidiki Camara














