Le Directeur Général de la Police Nationale, le Général de division Djenaba Sory Camara, est de nouveau sur le terrain pour remobiliser ses troupes.
Au commissariat central de Gbessia, il a tenu à s’adresser directement aux forces de l’ordre: « Chers compagnons d’armes, je profite de cette soirée pour venir vous remercier et vous féliciter pour le travail que vous effectuez sur le terrain. Vous le constatez vous-mêmes : nous avons dormi. Et nous ne devons pas dormir. Quand la police dort, c’est le peuple qui est menacé. Les citoyens sont en danger. Toutes sortes de crimes peuvent alors s’imposer et s’installer dans la cité. Nous ne devons pas l’accepter », a-t-il insisté.

Malgré un nombre record d’interpellations et de destructions de lieux de consommation de stupéfiants, tant dans le Grand Conakry qu’à l’intérieur du pays, les autorités entendent intensifier la lutte avec une nouvelle stratégie baptisée « Épervier », qui vient en complément à l’opération « Ouragan »: « Cette opération mixte, qu’on appelle Ouragan, est actuellement dans sa première phase. La deuxième phase sera l’opération Épervier. Celle-ci se déroulera en synergie d’action avec Ouragan. L’Épervier opérera le long des frontières, et cette mission sera confiée à notre nouvelle unité, la CIPAF, la Compagnie d’Intervention de la Police pour les Activités Frontalières. Elle a été spécialement mise en place pour lutter contre la criminalité transfrontalière. »
Pour éradiquer durablement le fléau, le Directeur Général de la Police Nationale a d’ores et déjà un plan précis, couper les liens entre les fournisseurs étrangers et les revendeurs guinéens:« Il y a des convoyeurs de drogue, des transporteurs de drogue. Il faut donc couper le cordon, c’est-à-dire rompre le lien entre les pays frontaliers et les trafiquants présents en Guinée. Le kush, par exemple, ne se fabrique pas ici. Il est essentiel de mettre en place des mécanismes efficaces pour lutter contre ce fléau. Honnêtement, je suis très satisfait des premiers résultats. Et cela, c’est grâce à vous. Cela signifie qu’il faut redoubler d’efforts pour continuer à progresser. »

Il conclut son adresse par un message fort adressé à ses hommes, porteur du soutien des plus hautes autorités: « Au nom de Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Chef suprême des armées, le Général Mamadi Doumbouya, nous vous remercions. Et au nom de Monsieur le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, sachez que je suis avec vous. »
Décryptage: Amadou Diallo














