Suite à l’arrestation brutale, à la violence physique et à l’humiliation subies par une ressortissante guinéenne, Mme Djenabou Bah, à Monrovia (Libéria), le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a réagi avec une fermeté remarquable.
Dès la diffusion virale de la vidéo montrant l’interpellation musclée, le patron de la diplomatie guinéenne a convoqué d’urgence, le chargé d’affaires de l’ambassade du Libéria à Conakry. Le visage grave et le ton déterminé, le Ministre a tenu à rappeler la position de principe des autorités guinéennes: « Le Président de la République a été clair. Lorsqu’un Guinéen subit une injustice à l’étranger, c’est toute la Guinée qui est concernée. La Guinéenne maltraitée à Monrovia incarne, à elle seule, une offense faite à toute la Nation. »
Dans cette affaire, Dr Morissanda Kouyaté a exigé des explications immédiates et des mesures concrètes de la part des autorités libériennes. Il a notamment réclamé un rapport circonstancié sur les faits, ainsi que la traduction en justice des auteurs de ces actes répréhensibles: « Au nom du Chef de l’État, je demande à ce que toute la lumière soit faite sur cet incident. Nous voulons des preuves tangibles que des dispositions sérieuses ont été prises, et que les responsables répondront de leurs actes devant la justice. »
Le ministre n’a pas manqué de rappeler le soutien historique et humanitaire que la Guinée avait accordé au peuple libérien durant les heures sombres de sa guerre civile: « Il est opportun de souligner qu’au plus fort de la guerre civile au Libéria, pendant plus d’une décennie, la Guinée a accueilli des dizaines de milliers de réfugiés libériens. Ils ont été traités avec humanité, dignité et respect. Aucun d’eux n’a été inquiété. »
La posture du ministre guinéen témoigne d’une volonté ferme de défendre la dignité des citoyens guinéens à l’étranger.
Décryptage: Amadou Diallo














