Le quartier Matoto-Khabitaya a connu une journée de tensions ce jeudi, suite à la mort de 2 jeunes, victimes présumées de la drogue “kush”. Leur décès a déclenché une vague de colère populaire qui s’est soldée par l’attaque de plusieurs habitations, soupçonnées d’abriter des trafiquants.
Selon des témoignages concordants recueillis sur place, les deux jeunes hommes ont commencé à ressentir de violents malaises alors qu’ils consommaient la drogue dans une baraque du quartier. L’un d’eux a succombé avant même d’atteindre l’hôpital, tandis que le second est décédé à l’hôpital après. Les deux corps ont été enterrés dans l’après-midi, dans une atmosphère empreinte de tristesse, mais aussi de tension.
Peu après l’enterrement, une foule en colère, parmi laquelle majoritairement composée des proches des victimes, s’est dirigée vers la concession de Hadja Fatoumata. Les manifestants cherchaient son petit-fils, dont nous taisons le nom. Il serait impliqué dans la vente de la drogue mortelle, apprend-t-on. La concession a été saccagée, et une autre maison du quartier a ensuite été visée par le même groupe.
Dans la soirée, des jeunes du quartier ont déclaré “la guerre aux vendeurs de drogue”, promettant de nettoyer le quartier de ces substances qui ravagent la jeunesse.
Cette flambée de violences intervient dans un contexte national déjà préoccupant, alors que la drogue kush continue de faire des ravages dans plusieurs quartiers de Conakry. Les autorités locales sont appelées à prendre des mesures urgentes pour apaiser les tensions et endiguer la propagation de cette drogue particulièrement dangereuse.
Ibrahima Sory Kandja Bangoura














