Malgré les fortes précipitations qui se sont abattues sur Conakry, le Premier ministre, s’est rendu ce jeudi 31 juillet 2025, sur le site de la décharge de Dar-Es-Salam.

À l’issue d’échanges avec les autorités communales et les acteurs impliqués dans la gestion du site, Amadou Oury Bah a rappelé la volonté du général Mamadi Doumbouya, de voir cette décharge définitivement fermée: « Je suis venu ce matin parce que cela s’imposait. Depuis deux ans, le chef de l’État a exprimé sa volonté de fermer la décharge de Dar-Es-Salam. Nous avons tenu de nombreuses réunions, engagé plusieurs discussions, mais la décision peine encore à être concrétisée. Il est désormais impératif que les instructions présidentielles soient appliquées dans les plus brefs délais », a déclaré le Premier ministre devant une presse fortement mobilisée.

Conscient des contraintes que suppose une telle opération, Amadou Oury Bah a tenu à souligner la nécessité d’une approche méthodique et rigoureusement planifiée: « Comme vous le savez, une telle entreprise exige méthode et planification. Cette exigence est d’autant plus pressante en cette période de fortes pluies, marquée par des inondations récurrentes », a-t-il précisé.

Dans l’attente d’une décision définitive, reportée au lundi suivant, le Premier ministre a insisté sur l’urgence d’identifier les zones les plus vulnérables du site, en vue d’anticiper tout risque d’éboulement: « Ce qui est urgent, et ce que j’ai demandé au président de la délégation spéciale, aux autorités locales ainsi qu’à l’ANSP, c’est de nous indiquer les zones les plus sensibles, celles exposées à un risque imminent d’éboulement. Car, dans la situation actuelle, avec l’intensité des pluies, de tels incidents peuvent survenir à tout moment. Il est donc crucial de prévenir plutôt que de subir », a-t-il conclu.
Décryptage: Amadou Diallo














