Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, n’a pas pu se faire enrôler sur les listes électorales à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le mercredi 25 juin dernier. Une situation qui a suscité de vives réactions dans l’espace politique guinéen, certains y voyant une manœuvre d’exclusion à l’approche des échéances électorales.
Interrogé sur le sujet ce jeudi 8 août sur RFI, le Premier ministre Bah Oury a apporté des précisions. Selon lui, l’empêchement du leader de l’opposition s’expliquerait par des considérations purement administratives, en lien avec les critères de résidence exigés pour le recensement électoral: « Je pense qu’il a un problème en termes de résidence. Et, vous savez, si vous êtes non-résident dans une ville ou dans une collectivité, il faut que vous attestiez d’une résidence d’une certaine durée », a expliqué le chef du gouvernement, écartant toute volonté délibérée d’écarter l’ancien Premier ministre du processus électoral: « Il n’y a aucune volonté d’exclure qui que ce soit de ce processus », a-t-il insisté.
Cette déclaration intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par des interrogations persistantes sur la transparence et l’inclusivité du processus de transition en cours. Pour de nombreux observateurs, l’épisode d’Abidjan relance le débat sur les conditions pratiques d’enrôlement des membres de la diaspora guinéenne, dont la participation au vote est souvent entravée par des obstacles logistiques et administratifs.
Décryptage: Amadou Diallo














