Dans la suite de son entretien accordé à RFI ce jeudi 8 août, le Premier ministre guinéen Bah Oury est revenu sur plusieurs aspects sensibles du processus électoral en cours, à commencer par la gestion du fichier électoral entre le référendum constitutionnel du 21 septembre et la future élection présidentielle. Sur ce point, le chef du gouvernement a été catégorique : aucune nouvelle inscription ne sera possible entre ces deux scrutins: « Le fichier électoral qui va servir pour le retour à l’ordre constitutionnel est déjà stabilisé. Sur le plan technique, ce serait extrêmement compliqué d’y ajouter de nouveaux électeurs entre le référendum et la présidentielle », a-t-il tranché.
Un fichier électoral figé: 6,7 millions d’inscrits
Le recensement biométrique récemment mené a permis d’enregistrer 6,7 millions d’électeurs sur le territoire national. Pour la diaspora, seuls 130 000 Guinéens vivant à l’étranger figurent actuellement sur la liste électorale. Un chiffre bien en deçà des 3 millions de ressortissants estimés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Interpellé sur cette sous-représentation manifeste, Bah Oury reconnaît le nombre important de Guinéens vivant à l’étranger, mais rassure quant à leur place dans le futur dispositif constitutionnel: « La communauté guinéenne à l’étranger est une composante extrêmement dense. Le projet de Constitution garantit à ces compatriotes les mêmes droits que ceux résidant à l’intérieur du pays. C’est la première fois qu’un tel principe est inscrit dans un texte fondamental. »
Quant à savoir si ce droit élargi sera effectif avant la présidentielle, la réponse du Premier ministre est sans détour: « Il faut être clair, le fichier électoral est celui qui servira pour le retour à l’ordre constitutionnel. Donc non, il n’y aura pas de nouveaux inscrits d’ici là. »
Décryptage: Amadou Diallo














