Battu lourdement (3-0) par l’Ouganda ce vendredi au Mandela Stadium de Kampala, le Syli local a vécu une soirée cauchemardesque lors de la deuxième journée des phases de groupes du CHAN. En conférence de presse d’après-match, l’entraîneur Souleymane Abedi Camara a assumé sans détour, la responsabilité de cette défaite.
« La première chose que j’assume quand il y a une défaite, c’est que je suis le premier responsable. Je ne suis pas là pour blâmer mes joueurs, ce serait irresponsable », a-t-il déclaré devant les journalistes.
Selon le technicien guinéen, ses hommes n’ont jamais vraiment existé dans la rencontre. « Ils étaient plus déterminés, plus motivés. Nous, nous n’avons pas répondu présents. Ils nous ont mis en difficulté du début à la fin », regrette-t-il. S’il reconnaît que la seconde période a été légèrement meilleure, il admet que la première mi-temps a été « catastrophique », marquée par un manque d’engagement et de justesse.
Souleymane Abedi Camara pointe aussi la dimension mentale et physique comme des points faibles de cette rencontre : « Mentalement, si on n’est pas prêt, ça risque d’être encore plus compliqué. Physiquement, je ne suis pas satisfait. Mes joueurs ont baissé de rythme après 45 minutes. »
Sur les polémiques arbitrales, notamment deux situations litigieuses dans la surface ougandaise, le coach se montre mesuré : « Tout le monde a vu le match. S’il y avait penalty, l’arbitre aurait sifflé. S’il ne l’a pas fait, c’est qu’il n’y avait rien. Les experts analyseront les images ».
Pour la suite du tournoi, Abedi Camara appelle à tourner la page rapidement : « Il faut se reposer, oublier cette défaite et préparer le prochain match. Ce n’est pas le moment des longs discours, mais celui de tirer les leçons ».
Kampala, Mohamed Béné Barry pour Allureinfo.net et Mosaïqueguinee.com














