À la veille du choc contre l’Afrique du Sud, décisif pour espérer une qualification, le sélectionneur du Syli local, Souleymane Abedi Camara, a livré un message clair. Celui de gagner à tout prix pour se relancer dans la compétition. “Demain, il faut impérativement gagner. Il faut chercher le match. L’objectif, c’est de se relancer dans la course. Nous ne sommes pas encore éliminés, nous sommes toujours en position”, a-t-il martelé, rappelant que son groupe s’est entraîné en salle de gym et reste prêt à relever le défi.
Abedi a surtout salué un geste particulier venu… des journalistes. “Vous avez accepté de venir réconforter les joueurs, à la place de beaucoup de personnes. Cela m’a encouragé, au point de m’émouvoir aux larmes. Si des journalistes prennent l’initiative d’encourager les jeunes à la place de certaines personnes, franchement, ça fait plaisir. Vous avez fait preuve de bravoure en étant là pour nous accompagner. Quand ce n’est pas bon, vous ne devez pas hésiter à critiquer”, a-t-il insisté.
Interrogé sur la question des primes, le coach a été ferme : ce n’est pas le moment d’ouvrir ce débat. “Est-ce qu’il faut vraiment parler de primes aujourd’hui ? Ou bien chercher à gagner le prochain match ? Il ne fallait même pas poser ce genre de questions aux joueurs. Il faut se concentrer sur les résultats, parce que nous ne voulons pas rentrer tôt, en vacances, pour ensuite regarder la compétition à la télévision”, a-t-il réagi.
S’il reconnaît que “chacun connaît ses droits et ses devoirs” et que la Fédération ainsi que l’État doivent mettre les joueurs dans les meilleures conditions, Abedi rappelle que la priorité reste le terrain : “Après la défaite, nous sommes les premiers déçus. On a perdu, certes, mais maintenant, il faut se relever. Il faut réagir, et cela commencera dès le match de demain ».
Kampala, Mohamed Béné Barry pour Allureinfo.net














