Lors de son passage sur RFI ce lundi 11 août 2025, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a vivement critiqué la gestion de la junte. Pour le leader de l’opposition, la.junte s’inscrit dans une logique autoritaire et répressive, aux antipodes des aspirations démocratiques du peuple guinéen: « On tente de présenter Mamadi Doumbouya comme un homme providentiel, censé poursuivre l’œuvre de refondation du pays. Or, sa gouvernance a été catastrophique pour le peuple de Guinée », a-t-il déclaré, dénonçant une dérive marquée par la violation massive des droits humains, la restriction des libertés fondamentales, et les disparitions forcées.
Cellou Dalein Diallo a rappelé les cas de plusieurs figures de la société civile et de la presse, portées disparues, citant notamment Foniké Mengué, Billo Bah, Marouane Camara et Sadou Nimaga: « À ce jour, on est toujours sans nouvelles de ces acteurs majeurs. Leur disparition constitue une atteinte grave aux droits humains et à la dignité humaine. »
Il a également pointé du doigt un climat général de répression politique, dans lequel les voix critiques sont systématiquement réduites au silence, ajoutant que la gouvernance actuelle se distingue aussi par une corruption endémique et un détournement massif des ressources publiques.
Abordant la question économique, Cellou Dalein a souligné les contrastes flagrants entre la richesse minière du pays, nnotamment la bauxite et la pauvreté persistante de la population: « En 2015, la Guinée exportait environ 20 millions de tonnes de bauxite. Cette année, on atteindra sans doute les 200 millions de tonnes. Cela représente une manne financière colossale. Et pourtant, les con ditions de vie des Guinéens ne cessent de se détériorer », a-t-il dénoncé.
Face à cette situation, le président de l’UFDG appelle à une mobilisation citoyenne pour empêcher ce qu’il qualifie de « second coup d’État », cette fois contre la souveraineté populaire: « Nous réfléchissons à la manière de nous organiser pour nous opposer à cette nouvelle confiscation du pouvoir. Il s’agit d’un coup d’État contre le peuple, contre les droits et libertés des Guinéens de choisir librement leurs dirigeants. »
Décryptage: Amadou Diallo














