L’excision qui est illégale en Gambie est malgré tout largement pratiquée. Ella est une nouvelle fois au cœur d’une polémique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Des militants des droits humains ont en effet réclamé mardi justice après la mort d’un bébé d’un mois.
La petite fille a été déclarée morte à son arrivée à l’hôpital de Banjul, la capitale, après avoir « subi une excision présumée » et avoir été victime d’une hémorragie importante, selon un communiqué de la police gambienne dimanche. La date exacte du décès du nourrisson n’a pas été donnée par les autorités.
Deux femmes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été placées en détention, a indiqué la police, tandis qu’une enquête est menée dans la ville de Wellingara (ouest), où se sont déroulés les faits.

Cette mort a suscité l’indignation des défenseurs des droits des femmes qui luttent contre cette pratique culturelle et religieuse profondément ancrée et qu’ils considèrent comme une violation dangereuse des droits des femmes et des filles.
La Gambie affiche l’un des taux de MGF les plus élevés au monde : 73 % des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans en ont subies, selon les chiffres de l’Unicef de 2024.
Amadou Oury Barry














