Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a fait le point, ce mercredi 20 août 2025, sur l’impression et la délivrance des passeports biométriques. La conférence de presse, présidée par le ministre Dr Morissanda Kouyaté, a réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus, notamment le ministère de la Sécurité, la société Louba et le partenaire DHL.
Selon Mamadou Saytiou Barry, directeur général des Guinéens de l’étranger, depuis la mise en place de la cellule d’impression le 24 juin dernier, 3 316 passeports ont été produits et expédiés. Avant cette date, près de 53 900 documents avaient déjà été acheminés vers les missions diplomatiques et consulaires, soit un total de 57 216 passeports biométriques distribués à ce jour.
Le responsable a salué l’engagement du ministre Kouyaté qui, depuis sa prise de fonction en 2021, a placé la diaspora au cœur de ses priorités. Il a également rendu hommage à la collaboration avec les cadres du ministère de la Sécurité, la société Louba ainsi que DHL, acteurs clés dans le bon déroulement de l’opération.
Pour faciliter le suivi, un numéro vert (612-19-0202) a été mis à la disposition des Guinéens de l’étranger afin de signaler leurs préoccupations et dénoncer toute irrégularité. En outre, un système de notification par SMS sera bientôt opérationnel pour informer chaque requérant de l’évolution de sa demande, de l’enrôlement jusqu’à la livraison du document.
Le ministre Morissanda Kouyaté, pour sa part, a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la vision du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui a tenu à rapprocher la délivrance des documents administratifs des Guinéens, en particulier ceux de la diaspora. « Très prochainement, la décentralisation sera encore plus poussée. Chaque compatriote pourra se rendre à l’ambassade, déposer son dossier et récupérer directement son passeport », a-t-il annoncé.
Avec déjà 43 kits biométriques déployés dans différentes missions diplomatiques, les autorités entendent accélérer la cadence et respecter le délai maximum de 15 jours entre l’enrôlement et la délivrance du document.
Cette nouvelle dynamique vise à mettre fin aux longues tracasseries vécues par les Guinéens de l’étranger et à renforcer la confiance entre la diaspora et l’administration guinéenne.
Aboubacar Sidiki Camara














