À Kouroussa, la tension est montée d’un cran ce jeudi. Un groupe de jeunes travailleurs a érigé des barricades sur la voie publique pour protester contre ce qu’ils considèrent comme des violations de leurs droits par la société minière Kouroussa Gold Mine (KGM) et son sous-traitant, le cabinet Cawa.
Ces manifestants, employés depuis plusieurs mois voire années par le cabinet Cawa, réclament leur embauche directe par KGM. Ils s’appuient notamment sur l’article 133 du Code du travail guinéen: « Nous sommes sortis ce matin pour revendiquer l’application de la loi. Certains d’entre nous cumulent plus de deux ans ici sans aucune perspective d’intégration ni d’avancement. La convention des mines et carrières, entrée en vigueur le 1er août, est totalement ignorée », déplore un porte-parole des manifestants.
Autre point de mécontentement, l’absence de couverture sociale. Selon plusieurs témoignages, certains travailleurs n’ont accès à aucune prise en charge médicale depuis près de deux ans, alors qu’ils exercent un métier à haut risque: « Nous devons payer nous-mêmes nos soins et ceux de nos familles, avec des salaires déjà réduits de façon injustifiée. C’est intenable », dénoncent-ils.
Les protestataires affirment avoir multiplié les démarches auprès de la direction du cabinet Cawa, sans succès. En l’absence de réponse concrète, ils menacent de durcir le ton dans les jours à venir.
Pour l’heure les responsables du cabinet CAWA et ceux de KGM n’ont pas d’abord réagi aux déclarations de leurs travailleurs en grève.
Décryptage: Amadou Diallo














