Alors que les recherches se poursuivent à Manéah, théâtre d’un glissement de terrain meurtrier, la douleur reste vive dans les cœurs. De nombreuses personnalités du pays continuent d’affluer sur les lieux pour témoigner de leur compassion et exprimer leur solidarité envers les familles endeuillées. Jeudi, le président du Conseil national de la transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, s’est rendu sur le site.
Pelle en main, le président du CNT n’a pas hésité à s’immerger dans la boue rouge. Dans une scène particulièrement émouvante, il a pris part aux fouilles, creusant aux côtés des secouristes: « On vient ici pour encourager ceux qui travaillent et soutenir les familles qui sont à la recherche de leurs proches. La meilleure manière de le faire, c’est de s’associer à l’effort. Donc je crois que c’est quelque chose qui me réconcilie avec mon passé et quand on dit médecin légiste, les connaisseurs connaissent. Donc ma carrière pendant 15 ans, j’ai consacré à sauver des vies, à rechercher des corps et à diagnostiquer les raisons de leurs morts. Je viens d’un endroit où les compatriotes sont ensevelis.
Je pense que même si je n’ai pas la force physique de travailler, je dois associer mon intelligence à l’intelligence collective et mon effort à l’effort collectif pour que Dieu nous trouve des traces de vie, ou nous amènent vers des compatriotes qui sont décédés », a-t-il déclaré devant la presse.
Au-delà de l’émotion, Dr Dansa Kourouma a tenu à lancer un message de prévention, appelant les citoyens à plus de vigilance face à l’occupation anarchique des zones à risque: « Tous les citoyens doivent avoir ça à l’esprit, l’habitation, le logement, là où on doit dormir, ça doit être sécurisé avant même de construire. La meilleure sécurité d’abord, c’est la sécurité de l’environnement.
Si les autorités ne délivrent pas un permis de construction, une autorisation d’habitation, vous ne devez pas occuper ces terrains », a-t-il mis en garde.
Décryptage: Amadou Diallo














