Alhassane Makanéra Kaké a salué ce samedi 23 août 2025, la suspension du RPG et de l’UFDG par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD). Joint au téléphone par votre quotidien électronique, l’ancien ministre de la communication sous le régime d’Alpha Condé a estimé que cette décision, qu’il qualifie de « courageuse », devrait aller plus loin et aboutir à la dissolution pure et simple de ces deux grandes formations politiques.
Selon lui, les partis concernés ont longtemps bénéficié d’un traitement de faveur qui les plaçait « au-dessus de la loi », au détriment des règles établies par la charte des partis politiques. « Un parti comme l’UFDG, qui dispose officiellement de ressources limitées, peut se permettre de financer des campagnes de plusieurs milliards de francs guinéens. Cela prouve qu’il y a un problème structurel et légal. Ce motif à lui seul justifie une dissolution », a déclaré Makanéra.
Au-delà des questions de financement, l’ancien ministre pointe du doigt l’absence de démocratie interne et l’usage récurrent de la violence, particulièrement au sein de l’UFDG, qu’il accuse d’être « un parti d’exclusion et de violence depuis 2008 ». Pour lui, une telle situation compromet la stabilité politique du pays.
S’agissant du RPG, Makanéra regrette que cette formation qui a marqué l’histoire de la lutte démocratique en Guinée, soit affaiblie par « un manque de vision de ses actuels dirigeants ». Selon lui, les responsables actuels ont conduit le parti dans une impasse, ce qui justifierait également une dissolution.
Makanéra Kaké affirme que pour instaurer durablement la paix en Guinée, il est indispensable de renouveler le leadership politique, notamment au sein de l’UFDG, et de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les grands partis. « Les deux partis, avec leur allure actuelle, se dirigent vers la dissolution », a-t-il tranché.
Aboubacar Sidiki Camara














