À l’approche du lancement officiel de la campagne référendaire, prévu pour le dimanche 31 août 2025, la direction nationale des élections (DGE) multiplie les efforts afin de respecter le calendrier. L’une des étapes cruciales, celle de l’acheminement des cartes d’électeurs à l’intérieur du pays, est actuellement en cours.
Selon les informations recueillies, les cartes sont en train d’être imprimées et organisées par région avant leur distribution dans les différentes préfectures. Ces opérations logistiques, menées en coordination avec les structures locales de la DGE, visent à garantir que chaque électeur puisse disposer de son document avant le scrutin du 21 septembre.
La répartition par région est une étape déterminante pour fluidifier le processus et éviter les retards souvent observés lors des précédentes échéances électorales.
Dans ce climat sensible, la transparence du processus reste au cœur des préoccupations. Le Bloc Libéral (BL), par la voix de son président Dr Faya Millimouno, a salué la garantie d’un temps d’antenne équitable entre les partisans du “oui” et ceux du “non”. Toutefois, le parti insiste sur la nécessité d’aller plus loin, en exigeant une stricte équité dans l’ensemble des dispositifs électoraux : représentativité dans les bureaux de vote, prise en charge des délégués des deux camps et égalité de traitement dans les médias.
Ces revendications s’ajoutent à la vigilance exprimée par d’autres acteurs politiques et sociaux, qui craignent que le déséquilibre des moyens ou une logistique défaillante ne compromettent la crédibilité du scrutin.
En attendant, la DGE poursuit ses opérations techniques. Le défi pour l’institution électorale est double : respecter le calendrier officiel et garantir la transparence du processus, afin que le référendum puisse se tenir dans des conditions jugées acceptables par toutes les parties prenantes.
Aboubacar Sidiki Camara














