Le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) a annoncé le report de la rentrée scolaire initialement prévue pour le 15 septembre. La nouvelle date a été fixée à un mois plus tard, notammentle 06 octobre 2025. Une décision qui réjouit de nombreux parents, soulagés de bénéficier de ce délai supplémentaire pour mieux se préparer financièrement.
Issiaga Soumah, entrepreneur et père de cinq enfants, ne cache pas sa satisfaction :
« Je suis vraiment content parce que j’étais très inquiet de savoir comment inscrire mes cinq enfants. Avec ce report, j’ai un mois de plus pour réunir l’argent nécessaire, même si ce n’est pas facile quelle que soit la date proposée », se réjouit-il.
Même constat du côté de Hadjiratou Barry, une ménagère rencontrée à Cosa, dans la commune de Ratoma. Elle explique que ce décalage va permettre à son mari de compléter les frais de scolarité de leurs sept enfants.
« Je suis très contente. C’est mon fils qui m’a appris la nouvelle à mon retour du marché. Nous n’étions pas du tout prêts, mais avec ce report, je pense que nous aurons le temps de nous organiser, même si cela reste difficile », nous confie-t-elle avec un sourire qui trahit du soulagement.
Cependant, certains citoyens voient la situation autrement. Pour Moustapha Yeressa, le problème n’est pas le calendrier mais plutôt le coût élevé de la scolarité, en particulier dans les établissements privés.
« Report ou pas, les autorités doivent travailler à réduire les frais scolaires. Dans l’école de mes enfants, les coûts ont doublé sans que les fondateurs ne tiennent compte des difficultés des parents », déplore-t-il.
Ce report de la rentrée apparaît donc comme un soulagement pour beaucoup de familles, même si la question des frais de scolarité constitue un autre casse-tête pour lesparentsd’élèves, mais souvent relégué au second plan par les décideurs.
Amadou Oury Barry














