Ce mardi 2 septembre 2025, les habitants de Kankan sont confrontés à une pénurie de pain. Notre rédaction a joint Arafan Moussa Koulibaly, président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kankan, qui s’est exprimé sur la situation: « Vous savez, il y a eu une pénurie de farine à Kankan, comme partout dans le pays, il y a quelques semaines. Les boulangers ont alors fait monter le prix de façon arbitraire, sans associer l’autorité compétente. Aujourd’hui, on m’a informé que le prix de la farine est revenu à la normale. »
Face aux spéculations et aux informations contradictoires qui circulaient, le président a tenu à se référer aux sources officielles: « Je ne me suis pas fié aux on-dit. Je me suis rapproché de la chambre de commerce. J’ai invité ses représentants ainsi que ceux de la direction préfectorale du commerce pour mieux comprendre la situation. Ils m’ont présenté le protocole d’accord signé avec le ministère du Commerce, dans lequel les prix des denrées alimentaires sont clairement définis. »
Selon les termes de ce protocole, le prix officiel de la farine est fixé à 360 000 GNF par sac, contrairement aux 560 000 GNF qui étaient appliqués par certains commerçants: « Le document que j’ai reçu, signé par la ministre du Commerce elle-même, confirme que le prix du sac de farine est de 360 000 francs guinéens. C’est sur cette base que j’ai convoqué les boulangers pour leur rappeler les engagements pris. Certains ont accepté de revenir à un prix raisonnable et vendent désormais le pain à 3 000 francs. D’autres, en revanche, refusent encore de se conformer. »
Afin d’offrir une marge de manœuvre aux boulangers tout en respectant les normes, une deuxième option a été proposée par les autorités locales: »J’ai dit, vous pouvez vendre le pain à 3 000 francs avec un poids équivalent à ce prix. De même, si vous souhaitez vendre à 3 500, 4 000 ou 4 500 francs, il faut que le poids soit ajusté en conséquence« .
En guise de conclusion, Arafan Moussa Koulibaly a insisté sur la nécessité d’une sensibilisation sur le terrain, qui débutera dès ce mercredi: « Nous allons poursuivre la sensibilisation. Les règles doivent être respectées, c’est tout. »
Amadou Diallo














