En ce vendredi saint, la Guinée à l’unisson, rend un dernier hommage aux victimes de l’éboulement tragique survenu à Manéah, le 20 août dernier. Une catastrophe naturelle qui a coûté la vie à plusieurs compatriotes et marqué à jamais la mémoire collective du pays.
Une cérémonie empreinte de solennité
La cérémonie officielle se tient à l’École militaire de Manéah, lieu symbolique de recueillement et de solidarité. Dès les premières heures de la matinée, les autorités guinéennes se sont massivement mobilisées pour accompagner les familles endeuillées. Le Premier ministre Amadou Oury Bah, accompagné de plusieurs membres de son gouvernement, est présent sur les lieux, aux côtés des membres du CNRD, du Chef d’État-major général des armées, le Général Ibrahima Sory Bangoura (BIS), et de nombreux hauts gradés de l’armée.
On note également la forte présence des parents des victimes, voisins, sages, élus locaux et citoyens venus en grand nombre, témoignant de l’unité et de la solidarité nationale.
Le ANGUCH en première ligne
Toujours présent lors des catastrophes qui frappent le pays, l’ANGUCH (Angence national de gestion des catastrophes), joue un rôle central dans cette cérémonie. Lancei Touré, le Directeur général de l’ANGUCH et ses équipes sont au cœur de ces opérations de recueillement et d’inhumation.
15 âmes inhumées aujourd’hui
Ce vendredi, les quinze dernières victimes de l’éboulement seront inhumées. Il s’agit de :
• Fatoumta Malado BALDE, 38 ans
• Aly KONATÉ, 30 ans
• Makèmè KOUROUMA, 30 ans
• Matenin KOUROUMA, 20 ans
• Aminata DIALLO, 16 ans
• Kadiza BARRY, 15 ans
• Thierno Oury BALDE, 11 ans
• Hadja Fatoumata Sira BALDE, 8 ans
• Fatoumata Binta BALDE, 7 ans
• Fatoumata KONATÉ, 7 ans
• Mamadou Adama BALDE, 6 ans
• Fatoumata Bilguissou BALDE, 5 ans
• Fatoumta Malado BALDE, 3 ans
• Zoumana KONATÉ, 2 ans
• Ismael KOUROUMA, 10 mois
Ces 15 noms s’ajoutent aux 4 premières victimes déjà inhumées :
Aminata Diallo, Sékou KOUROUMA, Abdoulaye KOUROUMA et Balla KOUROUMA.
Une mémoire collective marquée à jamais
Le drame survenu le mercredi 20 août 2025 est gravé dans la mémoire nationale. Sous l’effet des pluies diluviennes, un pan entier de terre s’était effondré, emportant maisons et vies humaines dans un glissement de terrain dévastateur.
Cet événement tragique révèle la fragilité de nos zones d’habitation face aux aléas climatiques, et souligne la nécessité urgente de politiques de prévention et de résilience environnementale.
Cet élan de compassion et de solidarité nationale est un témoignage fort de l’engagement du peuple de Guinée à ne jamais oublier ceux qui ont tragiquement perdu leurs vies suite à cette catastrophe.
Ibrahima Sory Kandja Bangoura
Envoyé spécial














