Ce dimanche 7 septembre 2025, il était midi à Nongo marché, derrière le stade Général Lansana Conté. Dans une petite pièce transformée en bureau de quartier, se tient l’opération de retrait des cartes d’électeurs.
À l’intérieur, un vieux banc en bois ploie sous le poids de cinq citoyens tassés, récépissés en main. Leurs visages ruissellent de sueur sous un soleil implacable, en pleine saison des pluies. L’atmosphère est lourde, étouffante.

Au centre de l’organisation, une table entourée de sept chaises. Autour, des agents électoraux en tee-shirts blancs s’activent tant bien que mal. Le chef de quartier, tente d’imposer un semblant d’ordre.
« J’ai attendu plus de 40 minutes », lance un homme en repartant, visiblement à bout. À ses côtés, un autre citoyen glisse, amer : « Ici, ce n’est pas le premier arrivé, premier servi. Je reviendrai demain. »

À Nongo marché, patience et résignation semblent les seules clés pour repartir avec sa carte.
Amadou Diallo














