Le procès de l’artiste Mohamed Seydouba Bangoura, plus connu sous le nom de Singleton, se poursuit ce mardi 9 septembre 2025, au tribunal de première instance de Coyah. À la barre, l’artiste s’est exprimé avec émotion, affirmant être victime d’un acharnement orchestré par ses détracteurs, notamment en raison de ses prises de position politiques.
Selon lui, cet acharnement s’est manifesté par une série de signalements qui ont entraîné la désactivation de sa page sur les réseaux sociaux. Singleton affirme que son engagement politique est la principale raison pour laquelle certains internautes tentent de lui « donner une autre image ».
« Sur Internet aujourd’hui, il y a beaucoup de gens qui essaient de me donner une autre image parce que nous ne sommes pas du même côté. Pourtant, chacun est libre de choisir son côté », a-t-il déclaré.
Revenant sur les faits qui lui sont reprochés, l’artiste a dénoncé la multiplication des versions autour de l’accident. « Chacun raconte l’accident à sa manière. Il y en a qui disent que Singleton a tué. D’autres disent qu’il a tapé deux personnes sur une moto. Il y en a aussi qui disent qu’il a fumé ou bu », s’est-il insurgé, rejetant toutes ces accusations.
« Je ne fume pas de cigarette ni de drogue, je ne bois pas d’alcool. Je ne prends rien », a-t-il tenu à préciser, défendant ainsi son intégrité morale et personnelle.
De leur côté, les avocats de la partie civile ont orienté leurs arguments vers la légalité du permis de conduire de l’artiste. Ils remettent en cause sa validité, affirmant que le document présenté n’est pas biométrique et qu’il aurait expiré depuis 2019.
Aboubacar Sidiki Camara / Morlaye Damba














