Ce mardi, un corps a été découvert à l’intérieur d’une voiture stationnée dans un garage, au carrefour de Tiguibiri, un district relevant de la commune urbaine de Siguiri. Ce sont les populations locales qui ont fait la macabre découverte.
Informée, notre rédaction a recueilli les explications du Dr Abdoulaye Bachirou Condé, médecin d’appui du Haut Commandement de la Gendarmerie nationale. Joint au téléphone, il a précisé: « Selon les informations, celui qui a trouvé la mort, cela fait à peu près trois jours qu’il se trouvait dans les parages. Il y a eu des témoignages selon lesquels il travaillait dans les mines. Il avait l’intention de repartir chez lui. Il venait de Furunkonia, en République de Sierra Leone. Même hier, il avait demandé qu’on lui donne du travail, et on lui avait remis 60 000 francs. Cette somme a été retrouvée sur lui, dans sa poche. Il dormait dans le véhicule, comme à son habitude, car il y avait un sac contenant ses habits et ses effets de toilette. Quand on a fouillé, on n’a rien vu de suspect, en dehors de ses effets personnels. Il avait dit aux gens qu’il voulait repartir en Sierra Leone. »
Poursuivant son intervention, le Dr ABC a donné des détails sur l’état du corps et les témoignages recueillis sur place, évoquant une mort naturelle: « C’est un homme d’environ quarante ans, de grande taille, un peu gros. Sur son corps, on n’a observé aucune trace de violence. Il n’y avait pas de blessures. Mais ce qu’on a constaté, c’est qu’il semblait malade depuis longtemps. Des témoignages indiquent qu’il avait dit lui-même qu’il souffrait d’une maladie. Nous avons informé Monsieur le Procureur, à qui nous avons montré que la mort est naturelle, probablement liée à une maladie chronique. Monsieur le Procureur a alors ordonné la remise du corps aux autorités locales. »
Enfin, le médecin a lancé un appel à l’endroit des populations et des autorités locales: « Ce que j’ai demandé à la population de Siguiri, c’est d’aider Monsieur le Maire, surtout les chefs de secteur, les chefs de quartier. Les populations ne doivent pas accepter que des personnes sans papiers ni identification résident dans les quartiers, afin d’éviter ce genre de situations. Sinon, on passera notre temps à enterrer des gens sans adresse. »
Amadou Diallo














