À l’approche du scrutin référendaire, le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique a annoncé la mise en place d’une cellule de veille numérique. Son objectif : détecter et neutraliser les fausses informations circulant sur les réseaux sociaux, ainsi que les pages diffusant des contenus nuisibles au bon déroulement du processus électoral.
Invité sur les antennes de la RTG, le secrétaire général du ministère, Nouhan Traoré, a expliqué que des agents spécialisés ont été mobilisés pour mener cette mission.« Nous avons déployé des veilleurs et des veilleuses qui vont scruter l’ensemble des réseaux sociaux pendant 21 jours afin d’identifier les propos diffamatoires et les contenus de désinformation. Une fois ces éléments repérés, ils seront soumis à l’analyse de nos experts », a-t-il indiqué.
Selon lui, l’équipe comprend des spécialistes de la communication et des journalistes expérimentés capables d’évaluer la portée des messages détectés. Ce dispositif bénéficie également de l’appui des partenaires techniques et financiers de la Guinée, afin de renforcer l’intégrité du vote, garantir la transparence et prévenir toute manipulation de l’opinion publique en ligne.La cellule de veille est pilotée par l’Agence nationale du service universel des télécommunications et du numérique (ANSUTEN).
Son directeur général, Gaousdou Sougoulé, a souligné que cette initiative est le fruit d’une synergie entre plusieurs services gouvernementaux.
« Notre engagement pour l’avenir doit se dérouler dans la transparence, la sécurité et la sérénité. La mise en place de ce dispositif de surveillance numérique illustre une volonté ferme de prévenir les cyber-criminalités pouvant menacer la paix sociale », a-t-il déclaré.
Cette initiative marque une étape importante dans la sécurisation du processus électoral, dans un contexte où la prolifération des fausses informations représente un véritable défi pour les institutions démocratiques.
Amadou Oury Barry














