Le parquet spécial près la cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ne désarme pas. Il a annoncé ce jeudi 11 septembre 2025, son intention de se pourvoir en cassation devant la cour suprême, remettant en cause la décision rendue par la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction, qui avait ordonné la mise en liberté sous contrôle judiciaire de Mamadou Dian Diallo.
L’ancien Directeur de la législation et des affaires extérieures à la Direction Générale des Impôts (DGI) est poursuivi pour des faits présumés particulièrement graves : dégrèvement frauduleux, corruption, enrichissement illicite, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, concussion et complicité.
Cette affaire s’inscrit dans le cadre d’une vaste enquête portant sur des malversations financières de grande ampleur au sein de la DGI. Mamadou Dian Diallo n’est pas seul dans le viseur de la justice : le Directeur général des Impôts, Mory Camara, figure également parmi les principaux accusés.
Selon l’acte d’accusation, les sommes en jeu atteignent des niveaux vertigineux : 802 milliards 026 millions 677 mille 026 francs guinéens, auxquels s’ajoutent plus de 17 milliards de francs guinéens dans le second volet du dossier.
En choisissant la voie de la cassation, le parquet entend contester fermement toute mesure d’assouplissement judiciaire en faveur des mis en cause dans ce dossier explosif, emblématique de la lutte contre la corruption au sein de l’administration publique guinéenne.
Aboubacar Sidiki Camara














