Situé à 12 km de sa sous-préfecture Douako et à 190 km de la commune urbaine de Kouroussa, le village enclavé de Bélénkôrô Daffé, en Haute Guinée, vit une situation préoccupante. Les habitants expriment leur profond désarroi face aux conditions d’apprentissage de leurs enfants.
L’unique école du village, censée accueillir plus de 187 élèves, se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Avec des salles délabrées et insalubres, certains enfants sont contraints d’apprendre à même le sol.
« À quelques jours de la rentrée scolaire 2025-2026, l’établissement ne ressemble qu’à un poulailler et n’offre aucun cadre digne pour l’éducation de nos enfants. Depuis trop longtemps, les fils et filles de Bélénkôrô naissent, grandissent… mais finissent par rester illettrés, faute d’infrastructures scolaires », déplore Sidiki Berete, un habitant du village.

Face à cette situation, les ressortissants appellent à l’aide. « Nous lançons un appel pressant aux autorités, notamment à la Présidence de la République de Guinée, au Ministère de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables ainsi qu’au Ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation. Nous interpellons également les ONG, les partenaires et toutes les personnes de bonne volonté : ne laissez pas Bélénkôrô DAFFÉ sombrer dans l’oubli », plaide Lansana Mariam Daffé.
Outre le manque criard d’infrastructures scolaires, la population fait également face à l’absence d’eau potable, une situation qui les expose aux maladies hydriques. Pour tenter de trouver une solution, une collecte de fonds a été lancée sur les réseaux sociaux afin de doter le village d’infrastructures de base.
Amadou Oury Barry














