Comme annoncé dans nos colonnes ce matin, la Fête de la pomme de terre s’est tenue cette année à Mali, en Moyenne Guinée. L’événement a été placé sous la présidence du Premier ministre, Bah Oury, qui a profité de l’occasion pour rappeler l’importance stratégique du secteur agricole dans le développement du pays.
Dans son discours dont nous proposons ici un extrait, le chef du gouvernement a tenu à souligner que si les mines représentent une source importante de revenus pour la Guinée, elles ne doivent être considérées que comme un levier de financement pour le secteur agricole, véritable moteur du développement durable et de la lutte contre la pauvreté: « La finalité, c’est le développement agricole et tout ce qui gravite autour, que ce soit l’élevage, la pêche ou la transformation. C’est cela qui va donner du travail aux jeunes et réduire la pauvreté dans notre pays », a déclaré Bah Oury.
Le Premier ministre a également salué les retombées économiques locales de la culture de la pomme de terre. En effet, en 32 ans, la Fête de Mali a profondément transformé la localité, d’un village aux habitations modestes, elle est aujourd’hui devenue une zone agricole prospère, où de nombreux jeunes, autrefois tentés par l’exode rural, trouvent désormais des opportunités réelles dans le travail de la terre.
Cependant, malgré ces progrès notables, Bah Oury n’a pas manqué d’évoquer les défis encore présents, notamment en ce qui concerne la conservation des récoltes. Il a alerté sur les pertes post-récoltes, particulièrement préoccupantes dans la filière de la pomme de terre:
« Près de 45 % des récoltes sont souvent en souffrance », a-t-il révélé, avant de proposer une solution urgente: « Il faut que Mali soit prioritaire dans l’installation d’entrepôts frigorifiques. Cela permettra aux producteurs de stocker leurs produits, de mieux contrôler les prix et de sécuriser leurs revenus ».
Enfin, Bah Oury a réaffirmé la vision du gouvernement en matière de développement rural: « Si nous voulons développer la Guinée, nous devons nous appuyer fondamentalement sur l’agriculture et accompagner la paysannerie ».
Avec ce message clair, le Premier ministre appelle à une politique agricole ambitieuse et inclusive, centrée sur la valorisation des productions locales, l’amélioration des infrastructures rurales et la promotion d’une économie agricole capable de résorber le chômage et d’assurer la sécurité alimentaire nationale.
Décryptage: Amadou Diallo














