Déclenchée hier lundi dans le district d’Amara, sous-préfecture de Souguéta, préfecture de Kindia, la grève des travailleurs de la société Diamond Cement et de ceux de Somico se poursuit. Ce mardi encore, aucun d’entre eux n’a rejoint son poste de travail. Le mouvement de protestation vise à exiger l’application stricte de la convention collective des mines, carrières, industries et assimilés.
L’unité Somico, qui exploite une carrière de calcaire à Souguéta, a déjà obtenu gain de cause. La direction générale de l’entreprise a accepté d’appliquer sans réserve ladite convention.

Pas forcément le cas pour Diamond Cement, une autre unité. La direction rappelle que cette unité relève du ministère de l’Industrie et du Commerce, et non du ministère des Mines. En signe de solidarité, les travailleurs des deux entités refusent donc de reprendre le travail tant que toutes les revendications ne sont pas satisfaites.
Joint par notre rédaction ce mardi vers 10h, un travailleur déclare: « Moi, je relève de Somico, donc du ministère des Mines. L’engagement a été pris pour appliquer la convention, ce qui nous rassure. Mais aujourd’hui, nous sommes là pour soutenir nos frères de Diamond Cement, car leur cas n’est toujours pas résolu. »
Il poursuit: « L’unité Diamond Cement relève du ministère de l’Industrie et du Commerce. Elle s’occupe de la finition et de la transformation. Somico extrait le calcaire, l’achemine vers Diamond Cement, qui le transforme. Ce clinker est ensuite revendu dans la sous-région, en Sierra Leone, au Mali, et ici même en Guinée, dans les usines de Kagbelen. C’est ce clinker qui devient le ciment commercialisé. »

Les travailleurs dénoncent un traitement à deux vitesses: « Pourquoi nous diviser ? Il faut que nos collègues aient le même statut. Que ce soit le concassage ou la transformation en produit fini, nous faisons partie d’un même processus de production. C’est un système A et B », insiste-t-il.
Dans une ambiance pacifique, les grévistes se sont regroupés sous les différents hangars, dans l’attente d’une délégation administrative annoncée dans les prochaines heures.
Amadou Diallo














