L’Observatoire national autonome de supervision du référendum (ONASUR) a tenu ce vendredi dans un réceptif hôtelier de Conakry, un point de presse pour présenter son bilan sur le suivi du scrutin référendaire du 21 septembre 2025 .
Selon le président de l’institution Goureissy condé , l’ONASUR agit conformément aux articles 11 à 16 de la loi référendaire. Ses missions portent sur la supervision du déroulement du scrutin, le contrôle du respect du chronogramme, la vérification de la disponibilité et de la conformité du matériel électoral, ainsi que l’observation des opérations de vote, de dépouillement et de centralisation des résultats. Les rapports généraux doivent ensuite être transmis aux autorités compétentes.
Au cours de ce point de presse, le premier rapporteur, Ousmane Diaby, a détaillé les activités menées avant, pendant et après le scrutin.
« La veille du vote, l’ONASUR avait animé une conférence à l’hôtel Kaloum pour rappeler son cadre légal et ses missions. Le jour du scrutin, l’institution a formé et déployé ses superviseurs sur tout le territoire national 33 préfectures et 8 régions administratives ainsi que dans 34 ambassades à l’étranger, conformément à son mandat. Un centre opérationnel (QG) avait été mis en place à Conakry, avec une plateforme numérique de collecte et de traitement des données électorales. Les informations remontées par les superviseurs ont ainsi pu être centralisées et analysées par des équipes de rapporteurs et de techniciens », a indiqué Ousmane Diaby.
L’expert électoral Ibrahima Khalil Bamba a quant à lui, insisté sur la démarche méthodologique adoptée :
• Élaboration d’une feuille de route et planification rigoureuse dès la mise en place de l’organe,
• Déploiement d’une plateforme numérique sécurisée baptisée e-ONASUR,
• Coopération institutionnelle avec la DGE, les missions d’observation internationales (dont l’OIF) et les organisations nationales de la société civile,
• Communication régulière avec l’opinion publique pour assurer transparence et redevabilité.
Les superviseurs avaient été sélectionnés sur la base de critères stricts : moralité, impartialité, compétence technique et engagement éthique. Ils avaient également bénéficié d’une formation sur les outils de supervision.
Pour les conférenciers, l’ONASUR a évalué le scrutin à travers plusieurs indicateurs :
• Conformité légale (respect de la loi référendaire, de la charte de transition et des décrets),
• Organisation matérielle (disponibilité du matériel électoral),
• Accessibilité (participation effective et libre des électeurs),
• Sécurité du scrutin (protection des bureaux de vote, des électeurs et des procès-verbaux).
Prenant la parole devant un parterre de journalistes , Maître Pépé Antoine Lamah a rappelé que l’ONASUR avait relevé un défi majeur, ayant été créé seulement trois jours avant le vote :
« Certains doutaient de notre capacité à remplir cette mission. Pourtant, grâce à une équipe motivée, expérimentée et soudée, nous avons pu travailler avec rigueur, rapidité et efficacité », a souligné l’avocat.
Au-delà des superviseurs déployés, les membres de l’ONASUR eux-mêmes se sont rendus sur le terrain, notamment dans les régions, pour constater de visu le déroulement du processus et recueillir la perception des électeurs.
Pour finir, l’ONASUR a réaffirmé avoir mené sa mission dans l’indépendance et l’impartialité, conformément à la loi . Le rapport général a été transmis aux autorités compétentes et doit servir de base aux recommandations pour l’amélioration continue du système électoral guinéen, ont précisé les membres de l’Observatoire national autonome de supervision du référendum (ONASUR).
Damba














