Le trajet Conakry – Boké est devenu un véritable calvaire pour des usagers. Entre tracasseries policières, multiplicité des brigades mobiles et dégradation avancée de certains tronçons, les transporteurs ne cachent plus leur ras-le-bol.
« Notre premier problème sur cette route, c’est la tracasserie policière. Entre Boké et Conakry, il y a désormais 5 brigades mobiles. Pour chaque voyage, nous payons 120 000 francs aux 5 points, y compris à Tanènè. Avant, il n’y avait que deux brigades, mais aujourd’hui, c’est devenu un enfer pour nous. Et quand on paie, aucun reçu n’est délivré, ce qui montre bien où finit cet argent. » s’indigne Idrissa Mara, chauffeur de la ligne, au micro de Citoyen TV.
A ce casse – tête s’ajoute la dégradation du tronçon Boké – Boffa, devenu presque impraticable selon les transporteurs . Ils tirent la sonnette d’alarme et appellent à une intervention des autorités de la transition.
Même son de cloche du côté du syndicat des transporteurs . Ousmane Barry, responsable syndical à Boké, déplore la cherté des frais imposés au niveau des ponts payants de Tanené .
« Les tarifs fixés sont trop élevés pour nous, alors même que nous circulons sur une route en mauvais état. Nous demandons aux autorités de revoir à la baisse le montant exigé au niveau des quatre ponts de Tanènè », plaide ce chauffeur.
Une situation paradoxale, estiment ces transporteurs, qui rappellent que Boké abrite plusieurs sociétés minières qui génèrent d’importantes ressources pour le pays
AOB














