L’annonce, par décret, de la tenue de l’élection présidentielle le 28 décembre 2025 continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Parmi elles, celle d’Elhadj Mamadou Sylla, président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG), qui estime que la décision du chef de l’État est « normale et opportune », tout en plaidant pour un couplage avec les législatives.
« C’est une grande surprise. Récemment encore, je discutais avec mon état-major de la possibilité de tenir les élections cette année. Certes, l’État a les moyens, mais pour les autres partis politiques, c’est plus difficile », a réagi sur sa page Facebook le président de l’UDG.
Mamadou Sylla suggère une meilleure rationalisation des scrutins : « Si l’on m’avait consulté, j’aurais conseillé de coupler présidentielle et législatives pour alléger les charges. Après cette échéance, il restera d’autres scrutins : législatives, communales et régionales. » rappelle Elhadj Mamadou Sylla.
L’ancien chef de file de l’opposition rappelle par ailleurs que son parti avait appelé à voter « oui » lors du référendum constitutionnel, qu’il considère comme « le premier pas vers la sortie de la transition ».
Pour Mamadou Sylla, la balle est désormais dans le camp des acteurs politiques : « Le militaire, s’il lance, il n’y a plus de recul », prévient Mamadou Sylla qui appelle les partis à se préparer à ce rythme.
AOB














