Dans le cadre de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la République de Guinée qui assure la présidence du Groupe africain pour ce mois de septembre, a porté la voix du continent sur plusieurs enjeux majeurs. Parmi ceux-ci, figurent la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) ainsi que la prise en charge des troubles mentaux.
C’est le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, qui s’est exprimé sur ces sujets au nom du Groupe africain: « Le Groupe africain réaffirme son engagement à traiter de manière globale, les maladies non transmissibles et les troubles mentaux ainsi que d’autres maladies, et à réduire d’un tiers, la mortalité prématurée due aux maladies non transmissibles d’ici 2030. Ceci, à travers la prévention et le contrôle ainsi que la promotion de la santé mentale et du bien-être. »
Dans cette dynamique, le Groupe africain met l’accent sur l’importance de concrétiser les engagements internationaux: « Nous convenons d’accélérer la mise en œuvre de toutes les déclarations politiques adoptées lors des réunions de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les maladies transmissibles. »
Le ministre guinéen a rappelé que le continent africain reste confronté à plusieurs défis sanitaires majeurs, notamment la pandémie du VIH/Sida, les maladies tropicales négligées, ainsi que la résistance aux antimicrobiens: « Il est donc impératif pour l’Afrique de renforcer la résilience mondiale face aux chocs mondiaux parallèlement à ces maladies, aux futures pandémies et situations d’urgence », a souligné le Dr Morissanda Kouyaté.
Le Groupe africain a également mis en avant la dimension transversale de la santé publique en lien avec les objectifs de développement durable: « Nous réaffirmons, en tant que Groupe, l’importance de promouvoir la santé en général comme facteur de développement durable, compte tenu des liens entre la santé, la justice sociale et l’équité, conformément au Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. »
Enfin, il a conclu son intervention en appelant à une mobilisation politique forte et concrète pour relever ces défis sanitaires: « Le Groupe africain reconnaît enfin l’importance cruciale de l’engagement concret et de la volonté politique d’investir de manière politique pour prévenir et contrôler les maladies non transmissibles et les problèmes de santé mentale en même temps que d’autres maladies, afin de respecter les principes de la couverture sanitaire universelle et de renforcer les systèmes de soins de santé. »
Décryptage: Amadou Diallo














