À l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, célébrée cette année sous le thème « Repenser l’enseignement comme une profession collaborative », le Secrétaire général du Syndicat National de l’Éducation (SNE), Michel Pépé Balamou, a adressé un message à la communauté éducative guinéenne. C’est depuis sa page Facebook qu’il a marqué cette journée, en mettant l’accent sur les défis du secteur et les espoirs de transformation.
Dans son discours, Michael Pépé Balamou dresse un tableau sans détour de la situation actuelle: « Nous célébrons la Journée mondiale des enseignants dans un contexte marqué par la pénurie d’enseignants, la pauvreté des apprentissages et l’obsolescence de nos programmes d’enseignement. »
Il appelle à une réforme profonde: « Il s’agit de repenser notre système éducatif afin de l’adapter aux réalités du monde contemporain et aux exigences du marché de l’emploi. »
Le secrétaire général insiste sur la nécessité de revaloriser la profession enseignante: « L’enseignant est un bâtisseur de nations. Il mérite respect, considération et un bon traitement salarial pour satisfaire ses besoins vitaux, préparer sa retraite et assurer l’avenir de ses enfants. »
Cette Journée mondiale des enseignants intervient alors que le projet de relecture du statut particulier de l’Éducation est en cours. Une première validation technique a été faite, et la validation politique est attendue. « Il reste la validation politique lors d’un atelier et la signature du statut particulier par le Président de la République. »
Par ailleurs, plusieurs revendications restent sur la table, parmi lesquelles:
Le déblocage des salaires ;
L’engagement des enseignants contractuels communaux ;
Le paiement des arriérés et des primes selon les textes en vigueur ;
La réglementation du secteur de l’enseignement privé.
Michel Pépé Balamou exhorte les enseignants à l’unité, à la patience stratégique et à la vigilance: « L’heure n’est pas au découragement ni à la désinformation, mais au rassemblement en vue de l’atteinte de nos objectifs. »
Il rappelle que les décisions du syndicat reposent sur la base, et qu’en cas d’échec des négociations, « une assemblée générale extraordinaire sera convoquée. L’assemblée étant souveraine, sa décision a force obligatoire. »
Son discours se termine sur une note positive: « C’est avec la ferme conviction que la relecture du projet de statut particulier respectera la promesse des fleurs… que je souhaite à toutes et à tous une bonne célébration de la Journée mondiale des enseignants. »
Décryptage: Amadou Diallo














