Un fait divers bouleversant a secoué ces derniers jours la commune de Ratoma. Un nouveau-né a été enlevé au Centre Médical Communal (CMC), plongeant le personnel de santé et la famille de la victime dans la consternation et la colère.
Pour en savoir davantage sur l’évolution de cette affaire, notre reporter s’est rendu ce lundi sur les lieux. Dans la cour du centre, le sujet est sur toutes les lèvres, aussi bien parmi les patients que dans le corps médical. Mais à notre arrivée, les agents sur place ont indiqué que la presse n’était pas la bienvenue, le temps que l’enquête ouverte par les autorités livre ses conclusions.
Après insistance, un médecin ayant requis l’anonymat a accepté de se confier brièvement : « Tout ce que je peux vous dire, c’est que l’enquête évolue bien. Nous sommes profondément affectés par ce vol, qui jette une tache noire sur tout le personnel », a déclaré le praticien, avant de préciser qu’il ne pouvait donner davantage de détails sur l’évolution du dossier.
Le médecin nous a ensuite mis en contact avec un membre de la famille du nouveau-né. Aminata Soumah, jointe par téléphone, a confirmé que plusieurs sages-femmes sont actuellement en garde à vue dans le cadre de l’enquête, sans toutefois entrer dans les détails.
« C’est une situation très difficile pour la famille mais nous croyons aux autorités», a-t-elle simplement confié, visiblement émue.
Au sein du centre, la méfiance s’est installée. Certaines patientes, notamment les femmes enceintes venues en consultation, expriment désormais leurs craintes.
« Moi, j’ai peur maintenant. Heureusement, je ne vais pas accoucher ici. J’ai demandé à mon mari de m’envoyer ailleurs, même si mon gynécologue est ici. Tout cela fait vraiment peur », témoigne Mabinty Dabo une femme rencontrée ce lundi sur place.
Face à cette situation, les responsables du CMC de Ratoma annoncent une batterie de mesures destinées à renforcer la sécurité dans les services de maternité. Parmi elles figurent le contrôle systématique des entrées et sorties, l’installation de dispositifs de surveillance et la présence accrue du personnel de garde dans les salles d’hospitalisation.
En attendant les conclusions de l’enquête, la direction du centre appelle à la retenue et au respect du secret de l’instruction, tout en promettant que de tels cas ne se reproduiront plus au sein de l’établissement.
AOB














