Le port de la tenue des magistrats est désormais soumis à une règlementation stricte à la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Une ordonnance en ce sens a été rendue publique ce lundi 6 octobre par le président de cette juridiction, Francis Kova Zoumanigui.
Ce texte, composé de trois articles, définit en détail les éléments vestimentaires que doivent obligatoirement porter les magistrats lors des audiences, qu’elles soient ordinaires ou solennelles.
Selon l’article premier, les magistrats du siège des chambres des appels et de contrôle de l’instruction devront revêtir une toge noire à parements rouges, assortie d’accessoires traditionnels : épitoge en hermine blanche, ceinture de soie rouge moirée, rabat blanc plissé, toque carrée noire (bordée d’hermine pour les présidents de chambre), gants blancs pour les audiences solennelles, et chaussures noires vernies ou polies.
L’article 2 précise que les magistrats du parquet spécial, en cause d’appel, devront porter une toge rouge à parements noirs, symbole du ministère public, accompagnée d’une épitoge en hermine blanche, d’une ceinture identique à celle du siège, et des mêmes accessoires. Le Procureur spécial peut, quant à lui, arborer un galon doré sur sa toque.
Enfin, l’article 3 confie au Greffe de chaque audience la responsabilité de vérifier la conformité des tenues avant toute session. Tout manquement devra être immédiatement signalé au président de l’audience ou de la chambre.
Pour le président Zoumanigui, cette ordonnance vise à réaffirmer la valeur symbolique de la tenue judiciaire. Elle incarne, selon lui, l’autorité, la dignité, l’unité du corps des magistrats, ainsi que le respect dû à la justice. Son respect sera exigé lors de toutes les audiences publiques, solennelles, cérémonies de rentrée ou prestations de serment.
Aboubacar Sidiki Camara














