Le frère cadet de l’ancien président sénégalais Macky Sall, Aliou Sall, ainsi que son épouse, ont été placés en garde à vue ce jeudi à la Division des Investigations Criminelles (DIC). Cette mesure intervient à la suite d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) faisant état d’opérations jugées suspectes.
Selon les premières informations fournies par la presse sénégalaise, le couple est soupçonné de blanchiment de capitaux dans le cadre d’activités liées au secteur foncier. Le rapport de la CENTIF mentionnerait plusieurs transactions inhabituelles sur le compte d’une société appartenant au couple Sall.
L’affaire a aussitôt suscité une vague de réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, tant le nom d’Aliou Sall a souvent été cité dans des polémiques économiques et financières sous le régime de son frère, sans qu’aucune condamnation ne soit jamais prononcée à son encontre.
Contacté par la presse sénégalaise, Maître El Hadji Diouf, avocat du couple, a fermement rejeté toute accusation de malversation. « Aliou Sall a créé une société immobilière en toute légalité avec son épouse, qui détient 1 % des parts et en assure la gérance. Il n’y a rien d’illégal dans ces opérations », a déclaré la l’avocat dénonçant une « instrumentalisation politique » de la procédure.
La DIC poursuit actuellement ses investigations pour déterminer l’origine et la nature exacte des fonds concernés. A ce stade, aucune inculpation formelle n’a encore été prononcée.
Ce nouveau développement relance le débat sur la transparence et la reddition des comptes au Sénégal, dans un contexte où plusieurs personnalités politiques issues de l’ancien régime font déjà l’objet d’enquêtes judiciaires.
Décryptage : AOB














