Le Bloc Libéral s’est exprimé ce vendredi à propos des récentes décisions de la Direction Générale des Élections (DGE), notamment la mise en place des commissions chargées de la réception et de la validation des parrainages, ainsi que de l’examen des aspects financiers liés à la présidentielle du 28 décembre 2025.
Le parti, par la voix de son directeur chargé de la communication, Ibrahima Bemba Bah, a salué une démarche « inclusive et transparente », notant la participation active de plus de 50 partis politiques et de 16 candidatures indépendantes. Tous ont désigné des mandataires pour siéger dans les commissions ad hoc.
« C’est ce que nous avons toujours demandé : associer tout le monde au processus », a déclaré Ibrahima Bemba Bah, insistant sur la nécessité pour tous les acteurs de comprendre les mécanismes de collecte de parrainages et les documents requis sur le terrain.
Sur le plan financier, le Bloc Libéral a souligné l’importance de définir des seuils raisonnables pour éviter l’exclusion de candidats, faute de moyens. « Il faut une potion [caution] pour aller à la présidentielle, mais pas des sommes faramineuses », a averti M. Bah, dénonçant les dérives passées où les montants exigés atteignaient des sommets injustifiés.
Concernant la fixation de la date de l’élection présidentielle, le parti a plaidé pour une concertation avec les principales forces politiques du pays afin d’assurer une organisation consensuelle et crédible du scrutin.
Le Bloc Libéral a également salué la reconnaissance des candidatures indépendantes, estimant que cette possibilité garantit une démocratie plus ouverte, libérée des contraintes partisanes. « Il ne faudrait pas que les gens soient contraints d’aller dans des partis politiques pour être candidats », a déclaré le porte-parole du parti.
Interrogé sur une éventuelle candidature du général Mamadi Doumbouya, malgré son engagement initial à ne pas se présenter, le Bloc Libéral reste prudent.
« Nous restons fidèles à ce que le général nous avait dit, qu’il ne serait pas candidat. On ne peut pas répondre à des questions hypothétiques. »
Quoi qu’il advienne, le Bloc Libéral affirme être prêt pour la bataille électorale, quelle que soit l’identité des adversaires.
« Que ce soit Cellou Dalein Diallo ou quelqu’un d’autre, nous n’avons pas peur. Nous allons nous battre jusqu’au bout pour défendre notre électorat, pour défendre la voix des jeunes, pour que la démocratie triomphe. »
Aboubacar Sidiki Camara














