Alors que le général Mamadi Doumbouya ne s’est pas encore prononcé sur une éventuelle candidature à l’élection présidentielle prévue en décembre 2025, la question de son potentiel directeur de campagne commence déjà à faire débat.
Interrogé ce dimanche sur ce sujet, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a livré une réponse sans détour: « On n’a entendu beaucoup de choses, mais je pense qu’il faut attendre que le président lui-même se porte candidat. »
Il précise toutefois que plusieurs figures, à l’intérieur comme à l’extérieur du gouvernement, seraient intéressées à diriger une éventuelle campagne du chef de l’État: « Le Premier ministre en fait partie, moi-même également. D’autres acteurs ont exprimé leur souhait de prendre la tête de cette campagne, si le président se portait candidat. Mais pour le moment, c’est prématuré de désigner un directeur de campagne sans candidat. Je pense qu’il faut faire preuve de prudence. »
Ousmane Gaoual ne cache pas l’intérêt suscité par une telle opportunité, soulignant la forte attractivité de la candidature potentielle de Mamadi Doumbouya:
« Nous sommes nombreux à vouloir cela, à exprimer le désir de conduire sa campagne. Même en dehors du gouvernement, certaines personnes se sont déjà manifestées. C’est légitime. C’est un produit vendable. Quand vous avez quelqu’un de facilement vendable, nombreux sont ceux qui se bousculent. Si c’était un mauvais produit, personne ne se précipiterait. »
Il va jusqu’à faire une comparaison avec la présidentielle de 2020: « Je sais qu’en 2020, on est allé chercher un directeur de campagne. »
Enfin, s’il devait y avoir candidature, Ousmane Gaoual plaide pour une approche inclusive: « Il faudra sans doute compter sur la mise en place d’une équipe plurielle, large et complémentaire, pour conduire une campagne dynamique », estime-t-il.
Décryptage: Amadou Diallo














